PRISM, ces sociétés qui ne nous ont pas trahi… ou presque

PRISM

PRISMApple. Facebook. Google. Microsoft. Yahoo. AOL. YouTube. Skype. Paltalk. Les entreprises de haute technologie qui se sont associées au PRISM ont toutes nié catégoriquement une quelconque implication avec ce programme d'espionnage. Est-ce la vérité ou sont-ils en train d'éluder une question plus qu'embarrassante ?

Quand le scandale PRISM a éclaté, les géants ont rapidement nié leur implication en se concentrant sur une expression spécifique du rapport : ‘accès direct’. Ils n’ont même jamais entendu parler de PRISM à dire vrai.

Les entreprises s’en sont logiquement tenues au même discours, ils n’ont jamais livré un ‘accès direct’ à leurs serveurs au gouvernement.

Voici ce que Apple a déclaré à CNBC.

‘Nous n’avons jamais entendu parler du PRISM. Nous n’avons donné aucun accès direct à nos serveurs à quelque gouvernement.’

Voici ce que Mark Zuckerberg a écrit sur Facebook sur le PRISM :

‘Facebook n’a pas et n’a jamais fait partie de tout programme visant à donner aux États-Unis ou tout autre gouvernement un accès direct à nos serveurs.’

Vous l’aurez compris, tous ont la même stratégie de crise, des propos laconiques, extrêmement évasifs, basés uniquement sur ce principe d’accès direct. Or, si la plupart des entreprises ont résisté à s’engager dans le PRISM (allez savoir, il avait peut-être juste un autre nom…). Et bien qu’ils pourraient ne pas avoir donné d’accès direct, Facebook et Google aurait prévu de construire des ‘portails sécurisés’ pour le gouvernement.

Le New York Times rapporte que grâce à ces zones en ligne, le gouvernement pourra demander des données, les entreprises iront les déposer et les instances iront les récupérer’.

Voilà, voilà… Oui ce n’est pas direct. Notons derechef que Twitter n’aurait jamais accepté d’oeuvrer dans l’ombre du PRISM (autant que nous le sachions).

Bref, le mot de la fin revient à une autorité finalement plus rassurante, la vérité est ailleurs.

Tags :Sources :New York Times
  1. Pas exactement le même sujet mais extrêmement proche, lié, et tout aussi important.
    Il n’y a aucune fatalité technique ou légale à la goinfrerie actuelle d’informations personnelles sur les « profils utilisateurs », ni à l’utilisation de vrais noms plus ou moins imposée, etc.
    Et *aucun besoin d’ID unique* partagé entre les services par utilisateur pour que les choses fonctionnent « sans friction ».

    Par contre clairement besoin d’un nouveau rôle, d’une notion de « sphère privée » ou compte pour les données clés, séparation des rôles, plusieurs organisations dans le rôle, et possibilité de déménager.
    D’autre part aucune loi « défensive ou contraignante sur l’existant » ne fonctionnera.
    http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/
    (IDeNum : dossier repris actuellement par Fleur Pellerin)

  2. La réponse de Zuckerberg me fait penser à la réponse de…devinez qui? « Je n’ai pas et je n’ai jamais eu de compte en Suisse »

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