Voici la première bibliothèque… sans AUCUN livre

bibliothèque sans livre

bibliothèque sans livreQui a besoin de livres, hein ? Les bibliothèques ? Non, plus maintenant. La première bibliothèque sans livre va ouvrir à San Antonio, aux États-Unis. Et bientôt près de chez vous, dans un futur (dystopique ?) tout aussi proche. Voici comment elle fonctionne :

La nouvelle bibliothèque sans livre, baptisée « BiblioThech », devrait ouvrir à l’automne prochain. Ici, vous n’apportez pas votre appareil. La bibliothèque vous prête une liseuse électronique (ils n’ont pas précisé la marque)  pour deux semaines. Bien sûr, il y aura aussi des ordinateurs, mais aucun livre.

Les bibliothèques académiques expérimentent le prêt sans livre depuis un certain temps déjà, mais San Antonio est la première académie à vouloir atteindre cet objectif avec un nouveau système de bibliothèques sans aucun livre dès le départ. Nelson Wolff, l’homme derrière le projet, est optimiste. Et pour empêcher les vols, il a déclaré au San Antonio Express :

Nous avons votre nom, nous avons votre adresse. Vous l’empruntez pour deux semaines, comme un livre normal de bibliothèque. Au bout de deux semaines, votre e-book sera illisible, afin que vous n’ayez rien qui vaille la peine d’être gardé.

C’est un pas plutôt étrange vers ce qui semble bien être le futur. On peut leur souhaiter de réussir ou de se planter. Cette position dépend entièrement de votre avis sur les livres. C’est d’ailleurs amusant que la première ville à utiliser ce système de bibliothèque soit l’homonyme d’un auteur français hyper prolifique. [San Antonio Express via DVICE]

Image by Smart7/Shutterstock

 

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  1. Mais c’est absurde.
    Quitte à faire de la dématérialisation de livre, autant aller jusqu’au bout, une salle vide ne sert à rien.
    Pour les livres électroniques, la bibliothèque sera également électronique (sur le net).
    Là c’est juste un vaste gymnase. Ils ont repris le style bibliothèque mais en enlevant tout… ne reste que les chaises et les tables…

  2. dites-moi ce que vous en pensez, mais pour moi l’e-book n’est pas une évolution mais une régression. On passe d’un support waterproof, durable dans le temps, d’autonomie illimitée, full HD, en couleurs, de tout les formats que l’on souhaite et sur lequel on peut écrire avec n’importe quel stylo, à tout l’inverse. Tout ce qu’on risque avec ce genre de support c’est de perdre définitivement toute la connaissance de l’humanité..

    1. Waterproof les livres papiers ? Ca doit faire longtemps que tu en as pas ouvert un…
      Durable dans le temps ? Franchement, il a certainement plus pérenne dans le temps que le papier. Vu le nombre d’information qu’on à déjà perdu avec le temps/feu…
      A tout l’inverse ? Franchement, même si le support numérique est clairement pas non plus la solution miracle. C’est léger, duplicable à l’infinie donc sauvegardable sur de très nombreux support. Support qui sont bien plus efficace que le papier pour être garder dans le temps.
      Donc non, c’est un bon moyen de garder les connaissance de l’humanité, car en plus il a pas de problème à ce dire que les choses « pas importante » soit sauvegarder aussi vu le faible volume en taille et place que cela prend.

      1. Je ne sais pas si tu liras mon commentaire, mais sache qu’on retrouve des écris vieux de plus de 2000 ans, enfouis sous terre. Ton e-book ne tiendrais pas 10 ans. Concernant le coté waterproof, fait donc tomber un bouquin et un e-book dans l’eau, sèche-les bien, et regarde celui qui marche encore. Et un bouquin carbonisé par endroits est toujours lisible, alors que ton e-book est foutu.
        Tu part du principe que la société reste tel quel au fils des millénaires, mais si tu regarde en arrière, des civilisations entières ont sombrées dans l’oubli, et ce n’est que grâce aux fouilles archéologiques que l’on a pu trouver des bribes d’histoire. Si les pharaons avaient des e-books, on aurait rien su de leur vie.
        Enfin, tu dis que grâce au numérique ce n’est pas que les choses importantes qui sont sauvegardées. Mais jamais personne ne s’est limité à cause du papier à étaler ses connaissances, bien au contraire! on a effectivement résumé et compilé les informations, pour séparer l’utile du futile, oui. Et justement à cause du numérique on est noyé dans le futile. Un peu comme pour les photos… a cause du numérique, toi comme les autres avaient 1500 photos rien que de l’année 2012, que vous ne regarderez jamais, car trop nombreuses, trop répétées, trop inintéressantes.

  3. L’ebook c’est un fantasme.
    Certains roman finiront peut être en tout numérique, mais les choses importantes continueront d’avoir un support papier, les deux vont coexister, le papier ne va pas s’arréter.

    1. Oui, en partie. Ce fantasme apparaît, à ma connaissance, d’une manière visionnaire, à l’extrême fin de « La bibliothèque de Babel », texte fondateur s’il en est, du non moins fondamental (& bibliothécaire par surcroît ) Borges … Fantasme en note de bas de page du reste ["(...)un seul volume(...)comprenant un nombre infini de feuillets infiniment minces(...)soyeux vade-mecum(...)chaque feuille apparente se dédoublerait en d'autres(...)"] qui sera développé dans « Le livre de sable », de 1975… La nouvelle allemande (« La bibliothèque universelle » de Kurd Lasswitz, 1904, évoqué 2 ans auparavant la rédaction de « La bibliothèque de Babel », en 1939 dans l’essai « La bibliothèque totale », que de proximité dans les intitulés n’est-ce pas !) qui, elle-même, inspira ce texte, est éloquente aussi, à maints égards pour les réalités numériques d’aujourd’hui, appliquées au langage & à tout ce qui en dépend … (généralisation de recherches de type post-coordonnées par chaînes de caractères précisément dans les moteurs « à la Google » …) Le numérique dans les bibliothèques, désormais concurrencées y compris sur le terrain de leurs apports méthodologiques en matière de recherche d’information et jusque dans la composition de leurs collections (sur lesquelles s’exerce déjà la pression forte des attentes des usagers qui, de plus en plus, façonnent cet équipement culturel public essentiel sans en avoir l’air), le numérique disais-je heurte de plein fouet toutes les données principales du métier … L’e-book est un support aux atouts différents, il ne peut prétendre à se substituer aux supports classiques dans toutes les situations de lecture. Le progrès des liseuses et tablettes (avec le développement de l’encre électronique, évitant la fatigue oculaire sinon fatale face à un écran !) le consolide, c’est vrai. Voici donc une structure aux Etats-Unis qui fait le pari du support unique, mono-support ai-je envie de dire (comme on parlerait de mono-industrie, néologisme déjà établi lui – et avec presque les mêmes restrictions & inconvénients que cette notion fait surgir immédiatement ). Qu’elle maintienne un lieu, aussi saugrenu que cela semble à certains, me paraît au contraire logique : dans la continuité de l’évolution amorcée outre-Atlantique et dans les pays scandinaves vers les bibliothèques « 3ème lieu » dans lesquelles l’offre de lecture publique va désormais de paire avec une fonction socialisante marquée. On ne veut plus tant pousser à lire (ceux qui en ont le plus besoin restant les jeunes scolarisés) qu’à partager, échanger autour du préTEXTE pour le coup du livre, qu’il soit de papier ou formés de datas. Il n’est pas certain qu’un bénéfice indirect rejaillisse sur la promotion de la lecture (mission demeurant à la base malgré tout) mais les éventuelles retombées tireront avantage d’une telle approche, par renforcement de l’intensité, du plaisir de lire, simplement !!

  4. Outre le débat sur progrès/régression, il reste toujours ce questionnement sur la « nécessité » d’ouvrir une grande salle si c’est pour ne rien mettre dedans… Voilà des frais bien inutiles. Dématérialiser des livres sans dématérialiser la bibliothèque, c’est un peu loufoque.

  5. C’est un pas plutôt étrange comme vous l’avez dit , mais ça peut être une solution pour les pays et le public du tiers monde peut être.. tout est accessible tant que c’est virtuel :)

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