Le Web 3.0 est enfin là ! Mais c’est quoi ?

web 3.0

Le Web 3.0 a longtemps été une aberration de langage servant à parler du futur d’Internet. Mot écran par excellence, ce terme donnait aux experts l’impression de maîtriser un sujet qui par essence était indéfinissable. Aujourd’hui, le Web 3.0 est pourtant juste sous nos yeux, attendant simplement qu'on lui colle enfin son étiquette. Le web 3.0 n'est plus le futur d'Internet. C'est l'Internet d'aujourd'hui. Mais c’est quoi ?

Rappel : le Web 2.0, c’est quoi déjà ?
Avant de parler du Web 3.0, il est important de revenir en arrière. Pendant longtemps le Web 2.0 ne s’appelait pas. Il a fallu attendre 2003-2007 pour que le terme s’impose enfin dans le monde. Même s’il est remis en cause (certains pensent qu’il s’agit uniquement d’un terme marketing), le Web 2.0 désigne aujourd’hui l’Internet communautaire qui permet à tout un chacun de participer à un site, d’enrichir son contenu ou d’intégrer un réseau social. Alors que le Web 1.0 était réservé aux informaticiens qui maîtrisaient l’HTML, le Web 2.0 offrait des outils révolutionnaires à monsieur Tout-le-Monde pour que lui aussi viennent enrichir la toile de ses contenus euphorisants. Les blogs, les réseaux sociaux, ou ne serait-ce que la possibilité de laisser un commentaire ont fait évoluer le Web 1.0 vers le web 2.0. Cette évolution d’Internet était évidemment liée à la mise à disposition de technologies innovantes facilitant l’interaction entre les utilisateurs.

Le Web 3.0 ?
C’est du côté des Anonymous qu’il faut regarder. Ils ouvrent la voie à une nouvelle ère d’Internet qui dans les années à venir sera désignée par le terme de Web 3.0. Alors que le Web 2.0 désigne un web participatif, intelligent, et social, le Web 3.0 désignera un Web libre, anonyme et activiste.

L’anonymat dans la masse
Nous sommes aujourd’hui à une époque charnière. Avec des usines à gaz comme Facebook, Twitter ou Google+, les grandes sociétés du Web offrent un outil communautaire international aux communautés autrefois isolées sur des blogs amateurs. Aujourd’hui ces communautés peuvent se retrouver et se regrouper sur ces réseaux sociaux, elles sont partout et elles sont légions. Toutes les grandes sociétés s’offrent des community managers afin d’avoir l’illusion de gérer ces communautés, de les maîtriser. La société est consciente du pouvoir de ces communautés et tente par tous les moyens de les rallier à leur cause.  Avec l’arrivée d’Hadopi, il y a eu une accélération de la mise à disposition d’outils permettant de chiffrer les informations entrant et sortant d’un ordinateur. Tout le monde peut aujourd’hui préserver son anonymat sur Internet en utilisant par exemple un VPN ou au pire la navigation privée de son navigateur.

L’hacktivisme pour tous
A l’époque du Web 2.0, pour être un hacker , il fallait toucher sa bille en informatique. Aujourd’hui, de nouvelles technologies comme LOIC permettent à un débutant de faire tomber un serveur. Chaque internaute dispose désormais des outils pour faire régner sa loi. Evidemment, pour crasher un site, il faut avoir une communauté qui accepte de vous suivre. Ce qui permet au système de s’autoréguler et d’éviter la plupart du temps certaines dérives dangereuses.

L’Internet libre dans un monde libre
Les Anonymous veulent ouvrir la voie à un nouvel Internet plus « citoyen » en mettant à disposition TYLER, un outil avec « une interface extrêmement simple afin que n’importe qui puisse l’utiliser » pour dénoncer les mensonges et actes frauduleux de notre société. Peu importe ce que l’on pense individuellement des Anonymous, chaque communauté aura cet outil à disposition et pourra l’utilise de la manière qui lui plaira. Car derrière l’idée d’un Internet libre se cache aussi l’idée d’un monde plus juste. Seulement, tout le monde n’a pas la même idée de la liberté. Après une période d’apparente anarchie et de désorganisation comme celle que nous vivons actuellement, je suis certain que les communautés autoréguleront Internet pour en faire une zone d’expression libre et transparente. Bien sûr, pour arriver à ce stade là, il faudra du temps, et on l’appellera peut-être même le web 4.0.

Pour résumer
Le Web 1.0 était réservé aux experts.
Le Web 2.0 était participatif et permettait aux internautes de se rassembler en communautés.
Le Web 3.0 a permis aux communautés du web 2.0 de se regrouper et d’agir ensemble en utilisant des méthodes autrefois réservées aux hackers.

Pour écrire cet article, j’ai sorti ma boule de cristal et j’ai regardé dans les viscères d’un pigeon mort sur le bord de la route. Je suis donc ouvert à toutes vos suggestions et opinions sur ce qu’est le Web 3.0. Mais s’il vous plait, restez courtois. Seul le futur pourra vous donner raison.

Photo : © N-Media-Images – Fotolia.com

 

Tags :
    1. Super !! votre article laisse de l’espoir aux précurseurx qui trava…En revanche, dans la réalité mon projet en RSE / RH2.0 n’a jamais été retenu par les entreprises du CAC 40 ‘trop innovant » les DRH régaliens ont encore de beaux jours devant eux

  1. c’est comment dire en restant poli… non je dirais rien :) (j’ai bien rigolé sur le passage du community manager et les sociétés qui veulent maîtriser leur communauté, merci pour ce rayon de soleil du matin)

    Trève de plaisanterie c’est beau de voir le futur avec le regard d’un garçon de 14 ans, j’ai l’impression de revivre ma période d’ado avec mes tshirt vive l’anarchie, nirvana et compagnie, peace and love, la guerre c’est mal etc. Où on trouve que le capitalisme de toute façon c’est tous des salaud (comme tes parents qui veulent pas que t’ailles au concert ce soir), que les sociétés sont des méchants et qu’heureusement l’être humain est bon et peut savuer le monde ! (c’est vrai que des siècles d’histoire nous a prouver que l’être humain dans son ensemble était un modèle de bonté ^^)

    « Un outil pour dénoncer les mensonges et les actes frauduleux » : la justice fait par le peuple y a que ça de vrai ! la période de chasse au sorcière me manquait j’ai hate ! (je vais aller commencer à faire une liste des personnes roux de mon entourage sait on jamais)

    le web 4.0 c’est celui gérer par des machines qui auront pris le pouvoir ? vivement la suite !

    1. Ta jeunesse n’est pas celle des autres.
      De plus, dans l’histoire, la « jeunesse » à souvent été une tres grande force.
      Pour ma part je reste optimiste, sur le futur du web.

      Ps: ton négativisme m’iquiete, tu devrais peut etre faire qq chose?

    2. Des trolls on en a vu mais alors là niveau inconstructif tu fais fort ! Tu te serais contenté d’écrire « PROUT », tu aurais gagné deux minutes et le résultat aurait été le même.
      Mais j’ai l’impression que tu as besoin de t’épancher un peu plus sur la perte de tes rêves et de tes idéaux depuis cette période où tu portais tes  » tshirt vive l’anarchie, nirvana et compagnie, peace and love, la guerre c’est mal etc. ». Il s’est passé quelque chose mon grand, tu veux en parler ? Il y a Doctissimo si tu veux pour ça.

      Gwen

      P.S. : Prout !

      1. Il s’est surement donner beaucoup de mal pour faire ce site, surtout pour son age, respecte le un minimum ou alors si tu veux critiquer des personne, va toi même sur Doctissimo ! Si tu es venue là pour renvoyer chier les personnes qui se donnent du mal pour informer sur le futur du web, pas la peine d’écrire !
        Au revoir !

  2. Pas tout à fait d’accord avec toi bien que ton point de vue ne manque pas de sens. Le web que tu decris reste un internet basé sur la collaboration, un web communautaire, un web 2. Je pense que le « web 3″ sera plutot du côté de l’ »environnement cliquable », le web sorti de l’ecran notamment via ce qu’on appelle la « realité augmenté ».

    1. « préserver son anonymat sur Internet en utilisant par exemple un VPN » Je LOL aussi…
      Citation Wikipédia :
      « le réseau privé virtuel (Virtual Private Network en anglais, abrégé en VPN) est vu comme une extension des réseaux locaux »
      Donc à part pour suffer sur l’intranet de ton entreprise, ça ne sert à rien !
      J’aurai plutôt évoqué Tor, privoxy, le ssl pour protéger ton identité et tes données sur le net.

  3. Et si c’etait l’inverse ? Anonymous ressemble justement à une reaction face à un tournant sur le web : facebook, twitter, etc. Aujourd’hui quand on ecoute une musique sur deezer, facebook le dit, si on lit un article, idem. Il est des sites qui ne propose une connexion qu’avec facebook. 4chan est une reaction, pour agir en Anonymous ( pour de vrai, hein ) il faut des proxy, etc : c’est reservé a une très maigre part des internautes. Je pense que la periode de l’anonymat sur internet était le web 2.0, où l’on pouvait commenter n’importe quoi sans compte, avec juste un pseudo !
    Merci en tout cas pour ces reflexions.

    1. Je suis assez d’accord. Anonymous est une réaction libertaire à un web qui tend vers le contrôle et le flicage.
      Aujourd’hui, ne pas être inscrit sur un réseau social est considéré comme bizarre, voir déviant par l’utilisateur moyen (c’est mon cas). J’ai peur que beaucoup passe à coté de cette idée d’un internet militant, tant qu’on leur laisse le loisir de poster des lol et de mater des vidéo de chats épiléptiques.
      Je suis pessimiste, certes, mais je crois que le net va tendre vers espace ou la liberté va rester la marque d’une minorité, alors que la majorité se pliera aux règles des gouvernements et autres grandes sociétés.
      Qui a dit Big Brother au fond ^^?

  4. Pourquoi pas.
    Pour ma part j’aurais pensé à cette appellation pour la nouvelle utilisation du web via smartphone et tablette qui apporte de nombreuses nouveautés :
    -web à travers des applications dédiées
    -géolocalisation
    -partage renforcé (notamment pour les photos/vidéos prises depuis un smartphone ou même APN que l’on peut directement partager sur les réseaux sociaux et communautaires)
    -et pourquoi pas l’utilisation de la technologie NFC imminente…
    -etc.

    Ces nouvelles possibilités offertes par les smartphones et tablettes restent-elle selon vous inscrites dans le cadre du web2.0?

  5. En ce qui me concerne j’ai de gros doutes sur cette théorie, même si évidemment c’est la plus souhaitable.

    Déjà je pense que les choses et les mentalités n’evoluent pas aussi vite, éventuellement envisageable dans un futur éloigné mais dans un futur proche j’y crois pas du tout.

    Il suffit de nous regarder dans une glace, pour que cette théorie se vérifie il faut deux choses sinequanone : que le phénomène anonymous ou apparenté dure dans le temps, et qu’il fédère un nombre important d’activistes, au sens noble du terme, et gigantesque de sympathisants.
    Or si on se regarde dans une glace donc, on réalise que quelque soit la cause soutenue, l’effet s’essoufle avec le temps et le nombre d’activistes réels est toujours très faible. Dans le cas d’anonymous c’est encore pire, l’activisme dépendant d’une volonté forte individuelle, seul derrière son écran d’ordi, dédié uniquement à la cause puisque sans reconnaissance.
    À contrario d’une manif par exemple ou la présence physique et le nombre entraîne souvent certains et fait rester toujours beaucoup quand bien même ils savent pas trop pourquoi ils sont la et s’ils sont toujours d’accord avec les idées que scandent les mégaphones chargés de les exciter et de les diriger comme des moutons. (je ne moque pas le principe de manifestation mais la nature de celles qu’on peut voir en France depuis quelques années).
    La volonté individuelle sans collectif est faible, encore plus si son expression n’engendre ni reconnaissance, ni gain, ni au minimum une bonne marade avec les potes, des bières et des merguez au milieu d’une foule bruyante.
    Je dit pas que je cautionne hein, je constate, on est comme ça c’est tout.

    Anonymous c’est bien, c’est à la mode, on est beaucoup sur le net à les soutenir mais lequel d’entre nous a levé le petit doigt pour filer un coup de main? Un nombre ridicule d’entre nous. Un nombre qui tendra à décroître qui plus est, plus la perte de megavideo se noiera dans l’oubli, les films et la musique à volonté étant la seule vision de l’Internet libre que l’immense majorité des pro-anonymous d’aujourd’hui ont, alors que c’est pas (que) ça, loin s’en faut.

    Il suffisait de voir les discussions sur ce même site à propos de Kim Dotcom ou étaient fustigés par un grand nombre qui se croient pro internet libre ceux qui mettaient en doute et reprochait l’enrichissement personnel du gonze et son système de paiement par forfait en totale déconnection de ses couts d’exploitation pour le réaliser.
    Il ne faut pas se leurrer, la vague de sympathisants sur laquelle surfe actuellement anon n’est pas réellement concerné par la liberté d’Internet ou non, tout ce qu’ils veulent c’est des films et de la musique gratuits ou presque.

    Déjà ça fait une énorme divergence avec le principe d’Internet libre et un jour ou l’autre anon se la prendra en pleine face et il y aura divergence majeure entre anon et la majorité de ses sympathisants. Ce sera alors la fin de la possibilité de l’idéal que tu décris, et anon deviendra aux yeux de tous un collectif minoritaire, extrémiste, utopiste, et potentiellement dangereux dont on a vaguement peur comme c’était le cas il y a quelques semaines avant qu’on touche et j’y reviens, à leur sacro saint accès illimité aux films et séries à 9€99 le mois avec les pubs en supplément gratuit. Voila ce que j’ai vu non pas dans les tripes d’un pigeon mort mais en nous (j’ai pas étripé d’humains on se calme).

    Pour continuer dans les prévisions et noircir encore un peu le tableau, j’ajouterais que les puissances industrielles vont pas tarder à se rendre compte que le Dotcom est un des leurs, qu’il a fait du pognon, et que donc il faut le prendre, et on peut être sur que d’ici peu des accès à de grosses banques de films et de musique seront offerts moyennant une somme modique et des pubs à plus savoir qu’en foutre. L’Internet libre et ses principes, les individualités n’en auront dès lors plus rien à glander.

    Ps: Vu que certains sont assez véhéments quand on touche à megavideo qui pour eux est synonyme d’Internet libre, je précise, relisez avant de rager je suis un défenseur de l’Internet libre, seulement celui du partage et de l’open source, à la azureus ou Linux, pas celui de Kim Dotcom.

    1. J’ajouterais puisque c’est de circonstance, que gizmodo est un bon exemple de l’ambivalence que je decris.

      En même temps on peut voir ton article, idéaliste, et celui de Florence fièrement intitulé « le top 10 des villes préférées par les cybercriminels » qui reprend et donne tribune sans aucun esprit critique à un classement qui laisse penser que l’accès gratuit et ouvert au wifi est nuisible plutôt que bénéfique…

  6. le web « 1.0″ était libre et gratuit. l’internaute était anonyme
    le web « 2.0″ est non libre et payant. l’internaute est fiché
    le web « 3.0″ sera censuré et cher. l’internaute sera fliqué
    c’est vraiment cool, le marketing, sans dec…
    C’est ça qu’est la vérité! (hélas!)

  7. Peut être aussi rajouter dans le Web 3.0, l’inter-connectivité avec des appareils « non-computer ».
    Par exemple, les nouvelles BMW peuvent être connectées avec vos comptes Facebook et Twitter, et même lire les commentaires à haute voix….
    Et les frigos connectés à internet qui commandent les tomates dès qu’il en manque….c’est mamie qui va être surprise ;-)

  8. Super article … qui ne dit pas tout mais donne la mesure d’un futur possible, dans lequel les libertés réelles du monde dans lequel nous vivons seront soit étendues, soit rétrécies … mais en tout cas testées/révélées.
    Cliquez sur le lien TYLER donné … vous comprendrez mieux pourquoi on risque de nous manipuler prochainement pour rendre les Anonymous « méchants ».

    1. Pas impossible qu’on assiste à l’émergence d’une tentative stratification orthogonale du web, par rapport aux pays. Des cyber-espaces distincts obéissant leurs lois propres. Plus ou moins confidentiels et dont les jonctions avec le réel seront soigneusement brouillées. Du contenu seulement. Pas de support. Un web virtuel créé de toutes pièces : les adresses et les chemins empruntés par l’information sont reconfigurés en permanence sur une structure support cryptée, décentralisée et massivement parallèle.
      Évidemment, les pays ne laisseront jamais l’Information sortir de leur juridiction : au premier problème, on jettera le bébé avec l’eau du bain.

  9. Tu devrais écouter le podcast de « Place de la toile » (France culture) qui s’intitule « organiser le Web ».
    C’est une vision bien différente de la tienne :

    Web 1.0 : L.accès aux contenu
    Web 2.0 : La création du contenu (démocratisation des outils de création)
    Web 3.0 : Organisation du web (Delicious pourrait illustrer cette étape, Pinterest va dans ce sens, etc.)

    Cordialement.
    Valentin S.

    1. web 1.0 : le contenu est lié au contributeur et à une forme technique. Limite technique.
      web 2.0 : le contenu est virtualisé par les outils qui le manipulent : tout le monde peut donc contribuer. Limite sémantique.
      web 3.0 : les contributeurs sont virtualisés ?

  10. @Gné? Pour ce qui est de la popularité de anonymous et de leur combat ainsi que leurs « fans » et ce qu’ils attendent (toujours télécharger illégalement), en effet leur message et leur envie peut diverger et un jour ou l’autre en ouvrant les yeux on ne comptera « peut être » que sur les doigts de la main les vrais hacktivistes prônant un internet libre et non un internet de téléchargement illégal libre..!

    Pourtant je ne suis pas si pessimiste que ça à ce sujet et je pense qu’à leur niveau, (ce qui est, je te l’accorde, minime) les utilisateurs lambda militent à leur façon et aident comme ils le peuvent à faire changer les choses.
    Je reprend ta partie sur les manifestations, qui, je l’espère, aideront vraiment notamment sur les sujets comme l’ACTA pour parler de quelques chose d’actualité.

    Donc effectivement actuellement les anonymous ont plutôt la cote et ont des partisans assez nombreux même si cela ne dure pas, bien qu’au niveau du net ou du hack ils n’aideront peut être pas forcément, leur message sera passé et influera sur les comportements et fera ouvrir les yeux à ceux qui ne savent ou ne comprennent pas ce qu’il se passe actuellement.

  11. Le Logiciel
    LOIC
    n’est plus utilisé par les anonymous.
    ET il est déconseille vivement de l’utiliser au profit d’outils deja existant et plus puissant comme HOIC, HPING, SLOWLORIS et beaucoup d’autre.

  12. Pas sûr que la référence à Fight club et à Tyler Durden « joue en faveur » des Anonymous (on ne voit que le coté violent et anarchiste du « projet » développé dans ce film).
    Une autre société secrète aurait peut-être paru (faussement ?) plus soft.
    Le véritable enjeu de ces contestations de tout poil est de trouver et de mettre en place des garde-fous « meilleurs » que ce qui existent (et sont aux mains des pouvoirs « classique » : pognon, industrie, partis, législatif, exécutif, justice), parce que des contenus merdiques, ça existe quand même.
    Si tout ce qui est « faisable » doit être fait sans discernement (simplement parce que c’est possible), on risque de voir rapidement des virus biologiques en liberté dans la nature, des bombes artisanales dans toutes les caves et du contenu « vraiment mauvais » (si, si, j’insiste, ça existe) en libre accès.
    Prêcher pour la liberté totale (possible grâce aux nouvelles technologies) sous forme d’absence de règles, c’est pas tenable dans un monde ou l’humanité est malgré tout « tenue » par sa nature (et cette dernière ne change pas aussi vite).
    Si on laisse la technologie mettre le monde dans les mains de chacun, on lui donne un visage aussi extrême que si on la bride pour la rendre digeste par tout le monde (un environnement sans règles constructives, dérive toujours vers le trash).
    Sans autre information, nous remercierons donc ceux qui se risqueront dans un de ces web 3.0 là, de bien refermer la porte derrière eux en entrant.
    PS : s’il y en a, j’aimerais bien lire des textes philosophiques fondateurs des Anonymous.

    1. Un hacker qui philosophe, se met à légiférer ou à faire justice, n’est pas forcément meilleur dans cette nouvelle activité qu’un footballeur qui se mettrait à coder. Un peu de philosophie open source derrière tout ça ne nuirait pas, histoire de discerner les initiatives.
      (sinon, autant se redéfinir comme un projet collaboratif visant à améliorer le durcissement des sites webs …)

    1. SI je ne me trompe, à l’origine, internet n’était utilisable que de manière peer-to-peer reliant quelques utilisateurs confirmés entre eux autour d’un objet particulier.
      Mais l’idée de revenir à un tel mode de fonctionnement n’est pas nécessairemement à exclure.

  13. bêtement moi, je collais le web 1.0 à la techno du html/javascript … le 2.0 au php / ajax … avec une touche de participatif …
    moi simplement, le web 3.0, je le voyais cloud … aws ec2/ ggle doc / libre office online / vpn / ssl etc…
    le Computer As A Service pire encore donc que le ssas…

    l’actualité des HADOPI LOPPSI ARJEL SOPA PIPA ACTA IPRED faisant … les anonymous émergent peut être qu’effectivement que le web 3.0 sera plus politique que technique…

    mais moi… revendiquer…vous savez… j’préfère encore coder … trop de blabla… tue le blabla… coder par contre ! tue plus efficacement textes de loi abusif / en retard / et à côté de la plaque … plus efficacement… enfin… j’dis ça… j’dis rien…
    à vos claviers !

  14. Bonjour, je suis plutôt d’avis que le web 3.0 sera « Internet of things » ou en français l’internet des objets. Grâce à notre fameuse hyper.giga.ultra nationale GS1 et les liens tissés d’ EPC… technologies RFID, et autres. Enfin pas le temps de s’éterniser sur la discution. Pour plus d’infos taper les termes sur notre ami Google :) bonne journée

  15. Pour moi le web 3.0 c’est le web par filtre, on ajoute et on restreint ce que l’on veut voir.
    Ça été inventé comme le web 2.0 par le marketing de la pornographie, si si je vous jure (on ne le dit pas assez mais cette industrie a lancé pas mal de service avant tout le monde).
    Pour le web 3.0 , dans le cas de la pornographie, consistait a choisir si les dites demoiselles qui s’affichaient sur l’écran devait être brune, rousse en fonction des goûts de l’internaute… et cette technologie de filtre est apparu quelques mois après sur netvibes, igoogle,… et pour finir facebook, où l’utilisateur choisir d’avoir des news en fonction de ses abonnements, amis rajoutés…
    Le but est de restreindre l’utilisateur à un seul site, qui ne saura plus forcément accro au moteur de recherche.

    Je dirais donc web 3.1 pour l’anonymat… même si pour moi cette place revenait déjà aux périphériques mobiles (iphone, ipad…) qui propose des service par géolocalisation. (par contre je ne met pas de numéro pour le cloud, c’est comme le ftp, il appartient au monde du web 1)

    Je prédis le web 4.0 sur le support TV (google tv, itv, et le prochain BitTorrent Live)

  16. Bonjour, pour moi nous sommes toujours dans le web 2.0 .Le web 3.0 serait le web avec interface vocale.Dans un avenir proche les pc vont laisser la place aux tablettes et aux mobiles.Et oui!!! on fera les recherches sur internet à partir des commandes vocales.Vive Siri , vive Apple.

  17. Cette article sur le 3.0 est intéressant mais me semble incomplet. L’internaute lambda gardien de la liberté d’internet est certainement une composante du web 3.0 mais c’est beaucoup plus que ça. Limiter le 3.0 à seulement cette composante, c’est être un peu pessimiste et c’est voir aussi le web comme un support limité (tandis que les possibilités sont infinis). Il ne faut pas oublier que le 3.0 c’est et ce sera avant tout la Curation. Et cette évolution me paraît logique. Le 2.0 c’est l’apport illimité et accessible de contenu par quiconque sur le web, et de fait pendant ces dernières années une quantité d’information immense à été déverser sur le web (info vrai comme intox). Maintenant la question est de traiter cette masse d’informations: ce sera le web 3.0

  18. Constat simple :
    web 1.0 : publier sur internet était compliqué, nécessitait du temps et des connaissances : réservé à des experts, son contenu était généralement assez fiable et surtout utile.
    web 2.0 : n’importe qui peut faire n’importe quoi. Le résultat ? les Skyblogs, nyan cat, et autres. On a au final rajouté plus de pollution que de choses intéressantes. tout un chacun peut publier, surtout s’il n’a rien a dire. L’info utile est noyée dans un océan de contre-vérités et de parasites.
    web 3.0 : j’ai franchement peur

  19. Alors on passerait du web 2.0 qui est de la technique avec les médias sociaux a un web 3.0 qui deviendrait une idée et même une utopie de futur parfait. On rentre dans de la sociologie de science fiction là…

  20. Le contenue est intéressant néanmoins je ne pense pas que le « web 3.0″ se limitera à ces évènements.

    On pourrait plutôt voir cela comme une utilisation poussée/évoluée de la partie communautaire du web 2.0. Sachant que l’absence de liberté d’expression et la surveillance des réseaux n’a jamais était autant développées.

    De plus, la définition de « web 3.0″ a déjà était largement diffusée. La mobilité, les objets connecté (RFID), la sémantique… font partie du web 3.0 et nous en somme qu’aux début.

    Pour finir, je suis quand mémé d’accord sur le fait qu’il faille garder en mémoire ces évènements dans l’évolution des usages et technologie du web.

    Bastien

  21. Pour passer à 3.0 il faut un shift du paradigme, le Web 3.0 sera en fait le web applicatif, à l’instar de « Google doc » par exemple. Les applications et la puissance de calcul seront du côté du serveur et le client ne sera plus qu’une interface relativement passive…

  22. Le Web 3.0 qui est en train de naître, correspond à un nouveau stade de cette évolution. Du bruit de fond insupportable que sont devenus le spam, les blogs et les fils RSS commence à émerger une nouvelle approche, par la multplication des réseaux sociaux (Skype, LinkedIn, Viadeo, Facebook, Twitter) qui relient directement émetteur et destinataire de l’information.

  23. Une belle vision utopiste, ma vision est à l’opposé genre, sécurisation par C.I numérique pour ce connecter au réseau afin de « protéger » les citoyens sous couvert de couper les moyens de diffusion du terrorisme mondial.
    Une fois le terrain propre, il sera donner au grands acteur économique pour en faire une machine à fric qui créera de la croissance à taxer et de l’emploi.

    Une point d’optimisme, la naissance de réseaux indépendant interconnecter ou pas ……….. :D

  24. Bonjour,

    C’est une vision intéressante, mais aussi je crois une bifurcation de la notion de génération du Web vers celle d’usage du Web au détriment d’une conception plus technologique.

    Le web 2.0 c’est en effet la parole donnée aux internautes (et le Web 3.0 tel que vous le décrivez prolonge cette « sociabilisation » démocratique.)

    Mais le Web 2.0 c’est aussi un ensemble de technos qui ont permis au foisonnement de « user generated content » de se produire (RSS par exemple)

    J’ai jusqu’à présent vu des définitions plus technologique (sur Wikipedia et autres) qui parlent de 2 grandes tendances: l’une symbiotique, l’autre sémantique.

    Ces 2 visions peuvent être liées. Le sémantique ne peut que s’enrichir d’une population d’internaute plus libre et auto-régulée et le symbiotique peut tout à la fois étendre l’usage d’internet et multiplier en nombre et en natures les signaux émis par les utilisateurs.

    Ces 2 typologies du Web ne mettent cependant pas l’accent sur les mêmes leviers. Je serais tenté de privilégier une vision technologique dans la mesure où les technologies peuvent induire des métamorphoses dans les usages qu’il nous est difficile d’appréhender pleinement.

    En bref comment être sûr que le Web 3.0 verra se renforcer le courant libre et participatif alors même que les changements technologique risquent de transformer les usages? Je suis assez convaincu que l’oeuf vient avant la poule et que les mutations se font in utero

    Qu’en pensez-vous?

  25. Très bon article.

    Si vous désirez plus d’info sur le Web3.0 et in extenso, le Marketing 3.0 et le web sémantique : Un seul salon a pris le risque de se lancer sur ce sujet http://www.time2marketing.fr et vu le succès sans précédent du lancement, une prochaine édition aura lieue sur LYON dès 2012 http://lyon.time2marketing.fr puis sur NEW YORK et rebelote sur PARIS en 2013 en 3 fois plus gros !

    Salon imaginé par le créateur du salon E-COMMERCE.

    Bienvenue a tous dans l’ère du 3.0

  26. Its such as you read my mind! You appear to understand a lot approximately this, such as you wrote the book in it or something. I think that you can do with some percent to power the message home a bit, however other than that, that is excellent blog. An excellent read. I will certainly be back.

  27. Merci pour ton opinion même si je ne suis pas tout à fait d’accord avec le [web 3.0 pour l'anonymat de masse].
    Un point concernant la terminologie : le web (www) n’est pas Internet, c’est une des applications d’Internet au même titre que le courrier électronique, le ftp, la newsgroup etc… Le web est simplement la partie populaire et attractive de l’Internet.

  28. Bonjour,
    Pourquoi employer ces termes. Il n’y a pas plus de web 1; web 2.0 3.0 ou autre que de Physique 1, physique 2 etc.
    il y a des OS, du hard et des softs couches basses pour la communication, et des applications.

    Quant au web libre: quelques analyseurs sur certains concentrateurs internet, quelque soit la version du web, avec ou sans anonymous. Baratins, et envies d’exister, c’est tout (en passant par la case départ et toucher 20K).

    la com et le marketing peuvent faire avancer certains individus, mais pas le monde ni la civilisation.
    Peter le disait déjà, et Epictète aussi, bien longtemps avant.
    Cdt.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Publicité