Le saumon, l’avenir du stockage de données ?

saumon

Le saumon, voilà une bestiole très agréable à manger n'est-il pas ? Il s’avère qu’elle a également d’autres facultés pour le moins étonnantes. Ces poissons sont aussi aptes à stocker des données, du moins leur ADN le peut et précisément de l’ADN issu du sperme dudit saumon.

On aurait aimé voir vos têtes d’il y a 2 secondes ! La nouvelle est surprenante mais on ne peut plus sérieuse. Si on est en droit de se demander comment une telle idée a pu germer dans l’esprit des chercheurs, les résultats restent édifiants.

Des scientifiques de l’université nationale Tsing Hua de Taïwan et de l’université de Karlsruhe  en Allemagne ont créé un dispositif de stockage de type WORM (write-once-read-many-times). Jusque là rien de nouveau sous le soleil, sauf dans la composition du périphérique. En ajoutant une dose d’argent à une couche d’ADN de sperme de saumon prise en sandwich entre deux électrodes, les chercheurs ont produit un système de stockage plus rentable que ceux en silicium.

Lorsque que de l’ADN est mélangé à un matériau, il peut en modifier les propriétés optiques et électriques. L’ADN est donc un outil parfait pour créer des nanoparticules métalliques bien moins onéreuses. De plus le mélange peut facilement commuter, il peut être électriquement conducteur ou résistif. Ces deux états représentent alors le 1 ou le 0 du langage informatique, l’ADN peut donc servir au stockage de données.

Revenons sur le point le plus surprenant, le sperme de saumon. Ce n’est pas par hasard que cette matière organique a été choisie. Notre élu – et nous ne pensions pas dire ça un jour en parlant de semence de poisson – a été sélectionné pour son abondance et sa faculté à développer des cellules très rapidement. C’est d’ailleurs pour cela que ce système s’avère plus économique que le silicium. Dernier avantage, il peut être bien plus mince. Sperme de saumon = 1 / silicium = 0.

Pour inscrire des données sur le dispositif développé par les experts, il suffit d’utiliser un laser. Par la suite, il s’agit bien sûr de pouvoir récupérer ces données, les chercheurs envoient alors du courant via les électrodes et mesurent le taux de conductivité, faible conductivité = 0, conductivité élevée = 1. Avec une charge de 2.6 volts et même après 30 heures, le dispositif était toujours aussi fonctionnel.

Cette technologie est limitée tout simplement car elle n’est pas réinscriptible. Même si on n’est pas encore près de voir un élevage de poissons à côté de centres de données, l’avenir de l’informatique est potentiellement organique.

N’oublions pas le facteur « beûrk », si le coté sperme de saumon vous répugne, imaginez-vous plutôt que c’est un sushi.

[Gizmodo]

© SGV – Fotolia.com

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