Amazon détruit à distance sur des milliers de Kindle des livres achetés légitimement

Amazon vient d'achever de me convaincre de ne jamais acheter de Kindle en pliant aux désirs d'un éditeur et en détruisant des exemplaires légalement achetés de 1984 et de La Ferme des Animaux de tous les Kindle à distance. Scandaleux.

Apparemment l’éditeur a changé d’avis sur l’existence de versions électroniques des livres de George Orwell. Alors Amazon les a retirés de leur boutique en ligne et les aussi effacés de tous les Kindle des gens qui les avaient achetés, recréditant les comptes concernés pour rembourser les achats.

Je ne vois pas de meilleur argument pour nous inciter à continuer à acheter des livres imprimés sur des arbres morts. Si vous ne pouvez pas être certain de posséder quelque chose que vous avez payé, quel est l’intérêt? Combien de personnes en étaient à la moitié de leur bouquin et se retrouvent privés de lecture sans avoir rien demandé?

Amazon a beau dire que c’est exceptionnel, même une fois est une fois de trop. Une fois que j’ai acheté un bouquin dans une librairie, je n’ai pas à m’inquiéter du fait qu’on vienne chez moi me le reprendre, en me laissant quelques pièces à la place sur ma table de nuit.

Et évidemment parmi tous les bouquins ça tombe sur 1984, ce qui rend le truc encore plus surréaliste. [NY Times via Boing Boing]

  1. Dire que ce même système avait fait scandale quand il avait été découvert sur l’iPhone (longuement débattu sur Gizmodo).

    On dirait qu’Amazon a battu Apple sur ce point ^^

  2. C’est vrai que le fait que ça tombe sur 1984 est marrant… Mais ça serait plus drole avec farenheit 421( ou 451, je sais plus)

  3. J’ai un Sony Reader, et franchement je n’ai jamais eu ce genre de souci. 1984 a été le premier livre que j’ai installé et lu, il était en libre téléchargement (légalement !), et tout était nickel. Pour Farenheit 451, c’était pareil : libre d’accès, et pas un copec à débourser.
    Franchement, il faut éviter le Kindle : c’est le meilleur moyen pour être forcé à passer par un fournisseur de contenu unique, Amazon.
    (Un peu comme l’App Store est le seul fournisseur d’applis pour les iPhone : c’est une pratique pitoyable)

  4. C’est tout simplement . . . tordant.
    A quand les Ministères de censure ? Et surtout, pourquoi ?
    1984 écrit en 1948, et 50 ans après Amazon décide de supprimer les exemplaires achetés -légalement- pour on-ne-sait-quelle-raison, c’est pathétique. . .

  5. 1984 j’avoue c’était dur de faire pire étant donné que l’ouvrage dépeind l’absence de liberté qu’impose la censure… +1 à l’auteur de la news.

  6. Rien ne vaut un livre papier ! Avec un Kindle, où est le plaisir d’ avoir un livre neuf en main, de  » casser  » sa tranche, de toucher du papier, où est le plaisir d’ un livre d’ occasion, jauni, écorné, déjà lu 100 fois, acheté 10 cents et dont le contenu vaut une fortune, où est l’ odeur de livre, l’ odeur d’ une bibliothèque, où est le plaisir de prêter ou de donner un livre qui nous a touché, a un ami, a notre enfant … j’ ai toujours un livre ou deux dans les poches, pas besoin de piles, je peux le laisser tomber ou m’ asseoir dessus sans problème …

  7. @lol 1er

    lol, il est pourri ton plaisir, et oui tout le monde ne pense pas pareil, pour moi, je trouve que le kindle est mieux, pas beaucoup de place pour beaucoup de livre, et qui ne sente pas mauvais, parfait

    ce n’est pas la technologie qu’il faut blamer, mais amazone.

    d’aiulleur ce n’est pas interdit ce qu’il ont fait? un objet, ici un fichier, une fois vendue est vendue, le reprendre apres sans l’accord du proprietaire, meme en le remboursant est du vol!

  8. La Chine, ainsi que d’autres pays glissants vers la dictature (comme la France) devrait être vraiment très intéressé par les possibilité de cette merde puante de Kindle.
    Préparons nous à la révolte, l’heure de la vengeance approche.

  9. D’où l’importance de l’absence de verrous numériques (comme les livres papiers en fait), des formats ouverts, des standards vraiment standards. Donc des gadgets très ouverts (pas comme l’Iphone par exemple)
    Ou le cas échéant, le piratage, le jailbreackage, qui simplifie, cette news en est encore un exemple, l’expérience du non acheteur.
    Le pirate peut jouer sans son CD, au contraire de l’honnête type qui doit switcher sans arrêt (sans parler des bugs à la Starforce), le pirate n’a pas de message moralisateur… de celui qui a acheté le DVD  » ne piratez pas blabla », le pirate n’a pas de DRM, ses fichiers ont une durée de vie aussi longue que leur support.
    Un peu gênant tout ça.

    Tiens d’ailleurs, un livre papier… en France il a un prix fixé (à 5% près)… On peut le lire, le prêter, le donner, le revendre (du moins dans la pratique c’est comme ça) et l’acheter d’occase.
    Etrange que dès que l’on passe au numérique… tout ceci disparaisse soudainement.
    Ou pourrait disserter de ce qui fait la valeur des choses (leur rareté, ou leur valeur intrinsèque ? Ou… ?)

    En attendant, dans la maison de ma grand mère, s’entassent environ 3 générations de bouquins (qu’elle a lu, que ma mère à lu, que j’ai lu, que mes enfants liront), sans compter les plus anciens.
    C’est scandaleux ! Dire qu’on aurait pu les acheter trois fois…

    Je ne sais pas pourtant si c’est vraiment Amazon qu’il faut blâmer (quoi qu’ils ont un certain pouvoir et ont peut être plié trop facilement), ou les éditeurs, qui ne savent toujours pas se positionner face au numérique.
    Ca me rappelle un exposé en Sciences Eco que j’avais fait, en troisième ou seconde, à l’époque de la fusion Time Warner Aol (la start Up valant plus que le mamouth tous médias confondus), où l’on parlait déjà du livre électronique, qui malgré les promesses techno (qui n’ont pas vraiment changé depuis, on parlait déjà de l’e-papier), ne m’avait pas convaincu (c’était ma conclusion : c’est pas près de marcher).
    Je vois qu’en 5 ans (ou plus ?) les choses n’ont pas vraiment changé.
    Amazon ou les éditeurs donc ? Amazon doit se couvrir quand même et ne pas trop froisser les détendeurs de droits. Mais c’est quand même pas comme ça qu’on passera à une bibliothèque numérique.

    Et bon… 1984 + Animal Farm. Ils l’ont fait exprès c’est pas possible.

  10. Et si en plus on rajoute le prix (300$ ou un truc du genre, non?) je crois qu’acheter des livres papier, même avec des livres reliés (allez remplir une bibliothèque avec un Kindle).

    Et puis le livre de poche, on peu le plier, une voiture peut rouler dessus, il peut se mouiller (si on le sèches ensuite bien sur), noter des trucs dedans, et même s’en servir comme PQ. Apparemment le Kindle ne doit pas résister à tout ça :o

  11.  » lol, il est pourri ton plaisir  »

    On doit être quelques dizaines de millions à avoir ce  » plaisir pourri  » … dans un sens, ça me rassure ^^’

    sliders_alpha: Si j’ avais eu un kindle comme toi, la jeune fille du parc assise sur le banc a mes cotés n’ aurait pas pu lire la couverture, ne m’ aurait pas abordé, nous n’ aurions jamais eu une grande discussion … Si j’ avais eu un kindle, je n’ aurais pas pu lui prêter en notant mon n° de téléphone sur la page de garde … Si j’ avais eu un kindle, je ne l’ aurais jamais revue, je ne me serais jamais marié avec elle …

    Si j’ avais eu un kindle comme toi, je serais rentré chez moi tout fier d’ avoi pu « impressionner » la jolie blonde du parc avec un objet dénué de toute âme a 300 $ … et je me serais contenté d’ une copine virtuelle et de mouchoirs … en papier !!!

  12. Tu n’a donc pas honte de preter un livre qui a traine des années dans une bibliothèque et qui est impregné d’odeur de renfermé?

    et pourquoi tu n’a pas plutôt ton adresse mail sur la page de garde?

    lol

  13. Moi je milite pour la conservation des bibliothèques et donc des étagères chez soi. C’est tellement agréable d’être entouré de centaines d’ouvrage… et pis optionnellement c’est déco.
    Alors que les supports électroniques… :( :(

  14. Une question (bête) : ce genre de matos( Kindle, Sony reader) permet-il d’anoter ce qu’on lit, comme dans un livre classique ? Et même peut-être de le faire plus facilement : pas facile d’écrire dans la marge d’un livre de poche…

  15. Et pourtantn pourtant, il est possible de télécharger, légalement, et gratuitement bien sûr, tous ces livres libres de droit, en allant sur les excellents sites que sont :

    – FeedBooks +++++, ici :

    http://www.feedbooks.com/

    – Ebooks libres et gratuits, ici :

    http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php

    – La Bibliothèque électronique du Québec ++++, ici :

    http://jydupuis.apinc.org/

    Franchement, pourquoi vouloir toujours payer ??????

    Je signale d’ailleurs, au passage, la première mondiale, dans le monde de l’édition, de la version en français de « Savitri », de Sri Aurobindo, sur FeedBooks.

    Portail gigantesque et sublime de poésie……., « mystique », ici :

    http://www.feedbooks.com/userbook/5531

    Bonne lecture à tous sur ces objets du futur que sont les tablettes électroniques.

    Bien cordialement. :))))))

  16. @ lol: tu n’as retenu que la partie qui t’intéressait de la réponse de sliders_alpha.

    Peu importe les plaisirs, chacun à les siens, et que vous soyez dix ou des millions, peu importe. Tu trouves que les livres sont mieux pour lire, que rien ne vaut le support, tant mieux pour toi, ce n’est pas mon avis, le support n’est rien, peu importe Kindle ou livre. Mais ce n’est pas le débat ici.

    Pour rappel, en 1940, les nazis brulait tous les livres, le support physique n’empêche pas la censure, c’est même exactement le contraire, on s’en rend compte quotidiennement avec internet.

    Pour finir, ton exemple n’en est pas un. Facile de refaire l’histoire dans l’autre sens:
    « Si je n’avais pas eu de Kindle, la personne assis a coté de moi n’aurait pas été intrigué et ne m’aurait pas abordé, nous ne nous serions alors jamais revu, etc, etc, etc… »

  17. Si il ya un incendie dans la maison, vous prenez votre e-reader, et vous sauvez 1 000 livres. Si vous êtes dans les transports/ en voyage, vous avez 1 000 livres à votre disposition.

    Si vous perdez / vous faites voler votre e-reader, vous avez toujours votre bibliothèque matérielle.

    BREF: Les deux sont complémentaires! Pourquoi la gue-guerre de l’un contre l’autre?? Personne ne vous oblige à acheter un e-reader et brûler le reste de votre bibliothèque, ou de choisir de jamais vous équiper d’un e-reader!

    Perso, je lis des livres depuis toujours, j’aime la lecture, j’ai une bibli conséquente, et ça ne m’empêche pas d’adorer lire des livres sur mon iphone. Parce que c’est pratique, léger, que je l’ai toujours avec moi (contrairement à ma bibliothèque) et que ça me permet de lire des livres gratuitement (contrairement aux livres libres de droits mais qui sont VENDUS par les éditeurs)

    Bref, ce qu’a fait Amazon et l’éditeur est scandaleux, on est bien d’accord et cela doit servir à prévenir: il ne faut pas délaisser le papier. Mais pourquoi se priver du plaisir que les e-reader nous offrent pour autant?

  18. Ca ne fait que donner un argument supplémentaire à une longue liste déjà existante d’inconvénients du Kindle ! Il n’empêche que ce genre d’accident volontaire sera bien entendu entièrement dissimulé derrière une campagne marketing gigantesque pour crier sur tous les toits que le Kindle, c’est bien, c’est moderne, c’est « trendy », bref, vive le Kindle, vive la technologie et vive le numérique qui nous aspire tous les marchés culturels…Finalement, qu’est-ce qui ne sera pas épargné par le numérique ?

  19. Un argument de + en faveur du support physique. Rien n’empêchera qu’on modifie à distance le contenu d’un e-book, avec toutes les dérives que ça implique.

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